Un appartement parisien frappé d’un arrêté de péril, une maison familiale coincée dans une succession qui traîne, un studio occupé sans droit ni titre : ces situations découragent presque toujours l’acheteur classique. La banque hésite, le notaire demande des garanties, les délais s’allongent. Pourtant, une issue existe, plus rapide qu’on ne l’imagine. Le marchand de biens rachète ces dossiers en l’état, précisément là où le circuit traditionnel renonce. Reste à comprendre comment il procède selon la nature du blocage.
Un logement occupé sous bail ancien peut-il quand même se vendre ?

Un bien loué depuis des décennies, parfois encadré par un régime protecteur comme la loi 1948, effraie la majorité des candidats à l’achat. Les particuliers redoutent une occupation qui se prolonge sur plusieurs années et un rendement locatif figé. Le marchand de biens, lui, raisonne autrement : il intègre l’occupation dans son calcul de prix et acquiert le bien sans attendre la libération des lieux. Un propriétaire pressé récupère ainsi son capital sans traverser une procédure judiciaire longue et incertaine.
Que faire d’un immeuble sous arrêté de péril ?
Le maire, ou le préfet de police à Paris, prend un arrêté de péril dès que la solidité d’une construction n’est plus garantie. Selon la gravité, l’arrêté impose des travaux ou une interdiction d’habiter. Faut-il pour autant renoncer à vendre ? Absolument pas. Un marchand de biens rachète l’immeuble tel quel, mentionne l’arrêté dans l’acte authentique comme l’exige la loi, puis engage lui-même la rénovation. Le vendeur évite ainsi une facture de travaux souvent hors de portée.
L’insalubrité empêche-t-elle une transaction ?

Un arrêté d’insalubrité, remédiable ou non, sanctionne des conditions sanitaires dégradées : humidité persistante, absence de ventilation, installations électriques dangereuses. La vente reste juridiquement possible, à condition d’en informer clairement l’acquéreur. Là où un particulier fuit ce type de dossier, un professionnel spécialisé y voit une opportunité de rénovation. Il chiffre le montant des travaux, ajuste son offre en conséquence et signe rapidement, souvent sans condition suspensive de prêt.
Succession conflictuelle ou contentieux juridique : comment sortir de l’impasse ?
Une indivision où les héritiers ne s’entendent ni sur le prix ni sur le notaire paralyse fréquemment une vente pendant des mois. Un actif saisi ou visé par une procédure judiciaire subit le même sort. Le marchand de biens sait pourtant composer avec ces montages complexes. Il peut racheter les quotes-parts séparément, caler la signature avant une audience d’adjudication ou solder les dettes du vendeur directement chez le notaire, en un seul acte.
Vendre un bien squatté : quelles solutions concrètes ?
Voici les options les plus solides pour y parvenir sans trop d’accrocs.

Ce que change la loi anti-squat de 2023
Depuis le 27 juillet 2023, la définition du squatteur s’est durcie et une procédure administrative accélérée permet de saisir le préfet plutôt que le seul juge. Ce dernier dispose généralement de 48 à 72 heures pour statuer sur une demande d’évacuation, quand la voie judiciaire classique s’étire parfois sur plusieurs années.
Pourquoi passer par un marchand de biens malgré tout ?
Un logement squatté se négocie fréquemment avec une décote comprise entre 30 % et 60 % selon l’ancienneté de l’occupation et l’état du bâti. Diagnostics impossibles à réaliser sereinement, visites compliquées, méfiance des acquéreurs classiques : le professionnel du secteur, habitué à ces dossiers sensibles, rachète le bien sans attendre l’issue de la procédure d’expulsion et reprend ensuite les démarches à sa charge.